16.10.2009
Faisons barrage à Jean Sarkozy !
Droits dans leurs bottes ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que Nicolas Sarkozy et ses troupes ne semblent pas s’émouvoir le moins du monde du déferlement de critiques qui s’abattent sur la possible nomination du rejeton du président à la tête de l’EPAD. Il faut donc garder la pression.
Une rhétorique grossière
Heureusement que le ridicule ne tue pas car les arguments de défense de Jean Sarkozy atteignent des sommets difficilement atteignables. A tout seigneur, tout honneur, le fils de président a trouvé une réplique amusante : « quand on parle de dauphin, je comprends mieux pourquoi : j’ai vu qu’il y avait un certain nombre de requins autour de moi ». Le conseiller général de Neuilly ose même affirmer que « lorsqu’on s’appelle Sarkozy, les choses sont parfois plus difficiles ». Mais bien sûr !
Ses défenseurs détournent le débat en parlant de « chasse à l’homme ». Même le plus gros reste quand même le parallèle avec Martine Aubry, fille de Jacques Delors. Jean-François Copé a osé la comparaison en soulignant que l’actuelle première secrétaire du Parti Socialiste était devenue ministre en 1991 sans la moindre expérience politique. Sauf qu’elle avait 41 ans, avait fait l’ENA (en y rentrant à 23 ans, comme quoi, on peut avoir fait des études à cet âge), avait travaillé en cabinet ministériel et dans le privé….
Bref, la comparaison est complètement ridicule. La mauvaise foi atteint des limites insoupçonnables quand les clones décérébrés de l’armée du président affirment que l’on fait du racisme anti-jeune ou que sa simple élection l’an dernier fait de lui un candidat valable. Malheureusement pour l’Elysée, la ligne de défense du conseiller général est plus friable que la ligne Maginot et l’immense majorité des Français est scandalisée par une telle perspective, à en croire les commentaires sur Internet.
Un abus de pouvoir auquel il faut s’opposer
Car le fond de l’affaire est simple : est-il imaginable qu’un jeune homme de 23 ans, en 2ème année de droit puisse devenir président d’un organisme public gérant un budget d’un milliard chargé de la supervision de la première zone d’affaires d’Europe ? Et son année et demie de conseiller général reste légère par rapport à l’expérience nécessaire pour cette fonction. Peut-on décemment imaginer que l’annonce pour le poste pouvait requérir une expérience minimum de un an ?
Il n’y a pas si longtemps, Nicolas Sarkozy affirmait que « désormais, ce qui compte en France pour réussir, ce n’est plus d’être bien né, c’est de travailler dur et avoir fait la preuve, par ses études, par son travail, de sa valeur ». Ce nouvel épisode montre qu’il ne s’agissait que de belles paroles puisque pour réussir, Jean Sarkozy n’a pas à travailler dur ou à faire la preuve par ses études de sa valeur afin d’accéder à la tête de l’EPAD. Il a seulement besoin d’être bien né.
Jean Sarkozy n’a aucune qualification pour ce poste autre que le nom de famille qu’il porte et il est scandaleux que son père soutienne une candidature qui a plus à voir avec le comportement de dictateurs de contrées lointaines. En agissant de la sorte, il humilie la France, qui est aujourd’hui moquée aux quatre coins de la planète. Il n’est pas acceptable de laisser le président de la République rabaisser notre pays en soutenant une telle nomination, parfaitement injustifiable.
C’est pourquoi, même si cette affaire peut sembler secondaire, elle est en fait essentielle. Nous devons faire un maximum de bruits pour faire barrage à une telle nomination en signant et en faisant signer la pétition contre sa nomination. Nous avons encore du temps pour faire reculer l’Elysée !
Source : http://www.lefigaro.fr/politique/2009/10/15/01002-2009101...
Le lien vers la pétition contre sa nomination (le serveur est souvent surchargé) : http://www.mesopinions.com/Jean-Sarkozy--renoncez-a-postu...
13:27 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, aubry, ariège, martinez-mateos


