09.01.2009
SOS Hôpital public
Je me permets de vous transmettre un communiqué de Nicolas Dupont-Aignan. que j'approuve totalement.
COMMUNIQUE DE PRESSE
Pour des états généraux de l’hôpital public
Les déclarations du Chef de l’Etat sur les moyens de l’hôpital public, qui seraient selon lui tout à fait suffisants, provoqueront très légitimement un profond sentiment d’injustice parmi les professions concernées.
Il est vrai qu’une partie des déficits s’explique par l’inertie, la désorganisation aggravée par l’introduction des 35 heures, et le manque de cohérence dans l’organisation des soins.
Comment, cependant, Nicolas SARKOZY pourrait-il ignorer la stagnation endémique des salaires des personnels hospitaliers depuis une dizaine d’années, le scandale absolu des heures supplémentaires et nocturnes peu ou pas rémunérées et la très inquiétante crise de vocations que provoque, en conséquence, cette paupérisation rampante de l’hôpital public, notamment chez les infirmiers et infirmières ?
Plutôt que d’imposer une énième loi technocratique, le gouvernement ferait mieux de remettre à plat l’hôpital public en France, en convoquant des états généraux associant réellement l’ensemble des acteurs concernés.
Nicolas DUPONT-AIGNAN Député de l’Essonne Président du rassemblement gaulliste et républicain Debout la République
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07.01.2009
L’Elysée se casse les dents sur le dimanche... dans un silence médiatique sidéral
Tout d'abord, chers lecteurs et amis, en ce début d'année, recevez tous mes meilleurs voeux de bonheur et de réussite pour vous et vos familles.
Philippe Martinez-Mateos.
L’étrange défaite du dimanche
Par Daniel Schneidermann
Etrange défaite, que celle de Sarkozy dans l’étrange « bataille du dimanche ». Les journaux télévisés n’y auront rien vu. La plupart des journaux non plus. Mais loin des caméras, c’est bien d’une déroute qu’il s’agit. Il faut dire que le sarkozysme a été défait par un ennemi invisible, incernable, tirant parti de manière scandaleuse des accidents du terrain. L’affaire, comme toutes les campagnes, avait pourtant débuté en fanfare. Sondage triomphant sur les attentes des Français dans l’irremplaçable journal(du dimanche) de l’ami Lagardère, succession d’interviews de vendeurs « qui ne demanderaient pas mieux que de travailler le dimanche mais en sont empêchés par les syndicats », de réunions de coordination de la majorité, etc.
Pourtant, au bout de quelque temps, il fut clair que le dimanche résistait. Le front patinait. Et puis, il n’y eut plus de doute : le dimanche serait le Stalingrad de ce conquérant. Il y était enlisé. Le dimanche résistait plus efficacement que les cheminots, les enseignants, les parents d’élèves, les chercheurs, les magistrats, les étudiants, les chômeurs, les assurés sociaux, et les salariés de France Télévisions.
D’où venait cette résistance ? Il y avait des réfractaires apparents : les commerçants des centres-villes, inquiets de perdre leur clientèle au bénéfice des centres commerciaux des périphéries, dès lors qu’ils auraient l’autorisation d’ouvrir le dimanche. On donna la parole à ceux-là.
Il devint pourtant évident que ces braves commerçants n’étaient que la vitrine légale du mouvement. Horreur : ils bénéficiaient du soutien de la population. Derrière eux, on devinait une résistance clandestine réelle, considérable, invisible. On la devinait partout et nulle part : dans les parcs, les jardins d’enfants, sur les terrains de sport, dans les cinémas, les théâtres, les guinguettes, les garrigues, les sentiers de grande randonnée, sur les bords du Cher ou de la Loire, sur les parcours de santé des bois de la région parisienne et des rives des ruisseaux de montagne. Cette résistance sautillait, gambadait, flânait, s’assoupissait parfois, s’ennuyait même éventuellement, mais - double horreur ! - n’en concevait nulle culpabilité. Elle ne répliquait rien aux objurgations du conquérant : elle regardait ailleurs, et gambadait de plus belle.
Et encore, cette résistance dominicale-là, s’exprimant dans des lieux publics, pouvait être facilement localisée et circonscrite. Mais il y avait pire. Une partie se terrait aussi derrière les murs des habitations privées. Murs de meulière, de brique ou de tuffeau, sous toits d’ardoise ou de lauzes : l’ennemi était partout chez lui. Pour le vaincre, il faudrait emporter comme autant de fortins toutes les maisons du pays. Il faudrait pénétrer dans les cités de banlieue et les demeures de notaires, le débusquer au coin des âtres fumant, enjamber précautionneusement les parties de Monopoly non terminées, les puzzles à mille pièces répandus à même la moquette, en prenant garde à ne pas mélanger les pièces. Il faudrait faire irruption dans les cuisines où mijote le gigot de sept heures, où dorent les tartes, où s’élaborent les recettes les plus audacieuses des cuisiniers… du dimanche. Parfois, au risque d’attenter à la pudeur des troupes, il faudrait même pénétrer dans les chambres à coucher, où Dieu sait quel spectacle les attendrait.
Les députés le sentirent. A commencer par les députés UMP. Sur les marchés, ils sentirent les mains plus molles, les regards fuyants, des électeurs et des militants. Pas ceux d’en face, non, les leurs, les commerçants, les médecins, les notaires, leurs forces vives (six jours sur sept). Leur moral descendit de quelques degrés. Ils s’en ouvrirent à Copé, lequel sentit qu’il pourrait donner dans l’affaire toute sa mesure de prometteur général félon. Jean-François Copé se déploya donc sur les plateaux, en apôtre du « débat de société », le bon, le fructueux, l’indispensable débat de société. Il regretta ostensiblement que la droite soit « trop inhibée » sur le sujet. « Moi, j’adore les vacances », trouva-t-il même le moyen de glisser - suivez mon regard. Sans avoir l’air d’y toucher, il dessina en creux le portrait (assez crédible somme toute) du patron en esclave du travail, animé de pulsions dominicides pour des raisons personnelles. Et ce qui devait arriver arriva : la troupe parlementaire déserta en masse. Harassée par le « Vietnam parlementaire » sur l’audiovisuel, elle regagna ses provinces sans prévenir personne. Un jour, le patron ordonna pour la millième fois l’offensive : mais l’appel résonna dans le vide. Pris au dépourvu, il poussa une grande colère contre les socialistes, colère que montra la télévision. Il ne faut pas s’étonner que la télévision n’ait pas raconté la véritable histoire. Toutes les histoires de résistance, heureusement pour les conteurs, ne se racontent pas à la télévision.
07:10 Publié dans actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : travail, dimanche, ariege, elysee
31.12.2008
L’euro en mal de confiance...
Sept ans après, les Français n’ont pas oublié leurs francs
Plus d’un consommateur sur quatre pense toujours dans l’ancienne monnaie pour ses achats quotidiens.
Trentenaire, parisien, surdiplômé et gagnant bien sa vie, Olivier a le profil idéal, selon l’Insee, pour ne plus réfléchir qu’en euros. Et pourtant, la semaine dernière, il a fait une rechute, à la table d’un café branché. « 3,60 euros le petit noir, c’est l’équivalent de près de 25 francs », s’est étranglé ce cadre supérieur devant le prix exorbitant.
Obligés de régler leurs achats avec la monnaie unique depuis le 1er janvier 2002, Les Français semblaient avoir pris le pli. Vu le taux de conversion (1 euro pour 6,55 francs), ils n’avaient pas le choix : la table de multiplication par 7 est la plus difficile à maîtriser. Plus chanceux, les Allemands n’ont eu qu’à faire « fois deux » pour passer du mark à l’euro. Du coup, pour les dépenses quotidiennes, de nouveaux prix psychologiques sont apparus, comme 1 euro pour une baguette. Mais sept ans après le passage à l’euro, le compte n’y est toujours pas.
Depuis fin 2006, la Commission européenne a cessé d’interroger les eurocitoyens sur le sujet dans son Eurobaromètre semestriel. À l’époque, plus de 30 % des Français estimaient que l’euro présentait plus d’inconvénients que d’avantages, et ce taux était en constante augmentation.
Manque de lien affectif
Selon l’Insee, qui a publié en avril dernier une étude sur le sujet, plus d’une personne sur quatre pense encore uniquement en francs pour ses dépenses alimentaires. Même pour des achats quotidiens et de montant limité, seulement, 55 % des Français pensent systématiquement en euros.
Les plus de 55 ans sont cinq fois plus susceptibles d’utiliser le franc que les jeunes de moins de 25 ans, les ruraux 60 % plus que les Parisiens, et les diplômés de l’enseignement supérieur deux fois plus que les non-bacheliers.
Et le phénomène s’accentue pour des biens au prix élevé, ou dont la fréquence d’achat est rare, comme un appartement ou une voiture. Là, d’autres particularités apparaissent. « Les femmes ont davantage tendance à convertir mentalement les prix des voitures en francs, ce qui est probablement lié à un intérêt plus faible que les hommes pour ce bien », relève Maêl Theulière, de l’Insee.
Pas étonnant, dans ces conditions, que la plupart des banques continuent d’éditer leurs relevés de compte dans la monnaie officielle… et en francs. Ou que toutes les chaînes de supermarchés continuent d’afficher les prix en francs. Elles auraient dû abandonner le double affichage le 30 juin 2003, comme le recommandait la Commission européenne. Mais les banques craignent de se fâcher avec leurs clients âgés. Pour les distributeurs, les étiquettes en francs sont censées rassurer les consommateurs sur le fait que, non, l’euro n’a pas contribué à l’inflation.
Forcés de s’adapter, les Français n’ont d’ailleurs pas créé de lien affectif avec l’euro. La preuve : les « balles » (1 franc), « sacs » (10 francs), « briques » (10 000 francs), « bâtons » et « plaques » n’ont pas été convertis. Quant au « Pascal », feu le billet de 500 francs, il n’a pas encore trouvé d’héritier.
13:55 Publié dans actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : euro, confiance, crise, europe, ariege


