04.06.2011
Retour
Depuis quelques mois, suite à mon retrait de la vie politique, j'avais volontairement stoppé les publications sur ce blog.
Comme je l'ai précisé sur ma page facebook, mon retrait ne m'empêche pas de continuer à défendre mes convictions bien au contraire car dorénavant, je n'ai plus ni à faire attention, ni de compte à rendre à qui que ce soit. Je souhaite que ce blog soit pour moi un moyen d'expréssion libre sur l'actu et sur la vie de tous les jours en bref la vie et les opinions d'un être humain comme les autres.
Il est clair que je ne n'aurais pas le temps d'écrire tous les jours mais ne vous inquiétez pas l'essentiel y sera.
Merci à mes fidèlés lecteurs et toutes mes excuses pour ce long break.
11:52 Publié dans actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : retour, martinez-mateos, ariège
17.06.2010
Célébré à Londres, enterré à Berlin !
Il est bien naturel que les anciens de la France libre se rendent le 18 juin à Londres. Ils furent l’honneur de notre pays, auquel ils rendirent, par leur courage, dignité et espoir.
Pour autant, cette période de commémoration donne aussi lieu à une récupération politicienne, pour ne pas dire une captation d’héritage, de l’œuvre du général de Gaulle, difficile à admettre pour toutes celles et tous ceux qui, chacun à leur manière, tentent de faire vivre aujourd’hui les valeurs gaullistes.
De Gaulle aurait été, entend-on à longueur de journée, un « pragmatique », libérant ainsi ceux qui veulent abusivement récupérer sa filiation de tout scrupule. A les en croire, Charles de Gaulle aurait ainsi, à leur image, faire tout et le contraire de tout, dans le plus parfait opportunisme. On peine à les croire...
C’est bien pourquoi je n’irai pas vendredi à Londres participer à ce qui apparaît pour certains des officiels qui s’y précipitent comme une opération de folklore politicien. Je préfère me rendre dans la Somme, près d’Abbeville (où de Gaulle conquit de haute lutte ses galons de général), auprès de salariés d’entreprises en voie de délocalisation. Car pour moi, résister aujourd’hui, c’est refuser la capitulation économique et sociale qui menace l’existence même de la Nation, et se battre pour une autre voie.
A quoi bon, en effet, aller à Londres pour honorer le général de Gaulle et son appel quand, au même moment, on abandonne les pouvoirs du peuple français à une organisation technocratique qui le condamne à la paupérisation et au déclassement ? Voilà l’imposture !
Quelques jours avant la célébration à Londres du 18 juin, le Président de la République vient, à Berlin, d’accepter une confiscation sans précédent de notre démocratie, en proposant de suspendre les droits de vote des pays membres de l’Union européenne dont les budgets ne respecteraient pas la norme décidée par la Commission de Bruxelles...
Reconnaissons-le, cette imposture n’est pas nouvelle car si l’on observe depuis plusieurs années la vie politique française, on s’aperçoit que plus le général de Gaulle est adulé, plus les principes sur lesquels il avait fondé le redressement de la France sont trahis pour le plus grand malheur des Français.
Le général de Gaulle incarnait le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes : le choix des Français au référendum de 2005 est bafoué par le vote du Traité de Lisbonne à une très grande majorité des parlementaires UMP, PS et centristes au Congrès de Versailles !
Le général de Gaulle avait sorti la France de l’organisation militaire intégrée de l’OTAN : Nicolas Sarkozy l’y fait revenir !
Le général de Gaulle prônait une politique étrangère indépendante : la France, notamment au Moyen-Orient devient sourde et muette !
Le général de Gaulle ne voulait pas que la politique économique se fasse à la « corbeille » : aujourd’hui, les puissances d’argent, les banques et les oligopoles de tout poil, commandent à Bercy.
Le général de Gaulle veillait à ce que l’autorité de l’Etat soit partout et toujours respectée : aujourd’hui, l’impuissance publique causée par une gestion inadaptée de la France conduit à « acheter » la paix civile en laissant se développer des quartiers de non-droit, en tolérant qu’on brûle des drapeaux de la République et en abandonnant des populations entières à la férule de petits caïds !
Le général de Gaulle voulait un Président au-dessus des partis qui incarne la Nation : aujourd’hui, le locataire de l’Elysée se comporte en chef de parti et accueille désormais lui- même les nouveaux adhérents de l’UMP !
Le général de Gaulle mettait un point d’honneur à payer son électricité et ses repas privés à l’Elysée : aujourd’hui, le règne de la politique-spectacle, des privilèges, des passe-droits et du show-biz, s’étale jusque dans les magazines à sensation !
Comment s’étonner, dans ces conditions que les Français d’un côté plébiscitent le général de Gaulle et, d’un autre, estiment à une large majorité que le gaullisme politique est dépassé ?
Il est précisément jugé dépassé car il a été trahi et galvaudé.
Pourtant le gaullisme demeure profondément moderne car ce n’est pas une doctrine, mais une attitude, des principes et des valeurs assis sur une vision de l’histoire et de l’Homme qui sont plus que jamais pertinents.
Et, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, il ne s’agit pas d’une nostalgie, d’un rêve, d’un romantisme, mais tout au contraire de la seule voie possible pour rassembler les Français et redresser la France.
Un chef de l’Etat sobre qui se place au dessus des partis ; Un Etat impartial, garant de l’intérêt général ; Une politique économique qui prépare l’avenir de la Nation ; Une politique étrangère qui parle aux peuples libres du monde et qui refuse la logique des empires ; Une politique européenne qui met fin à la supranationalité technocratique et qui engage de vraies coopérations scientifiques, industrielles, entre des nations libres ; Une politique sociale, fondé sur la participation, l’esprit de justice et de responsabilité.
Voilà le vrai chemin pour la France, qui honorerait l’Appel du 18 juin. C’est notre feuille de route pour demain.
Par Nicolas Dupont-Aignan
04:41 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nda, ariege, de gaulle, politique
27.05.2010
Quand les juges cesseront-ils de considérer que nos policiers peuvent impunément servir de passoire ?
Les obsèques d'une jeune policière de 26 ans, assassinée dans l'exercice de ses fonctions sont à peine terminées que trois hommes mis en examen pour avoir tiré à la kalachnikov sur des policiers sont libérés, placés sous simple contrôle judiciaire...
Voilà une façon intelligente de signifier aux policiers que ce sont des serpillères et aux barbares qui les attaquent qu'ils peuvent continuer, que tout cela n'est pas bien grave.
Quelle faute monstrueuse ! Si les fonctionnaires dans l'exercice de leur fonction et, en tout premier lieu, ceux qui prennent des risques insensés et permanents pour nous protéger ne sont pas déclarés "sacer" (sacrés) comme chez les anciens Romains, c'est-à-dire intouchables au risque de mort (dans l'Antiquité la peine de mort faisait partie des moeurs ; nous, nous avons la prison) ce sont nos lois qui sont foulées au pied, ce sont nos institutions qui sont visées, c'est le vivre ensemble qui n'est plus possible, ce sont les zones de non-droit qui imposent leurs lois.
Et nous n'aurons bientôt plus que les yeux pour pleurer.
Par Christine Tasin
22:01 Publié dans actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : police, respect, loi, démocratie, martinez, mateos


